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BlackRapid : La révolution la tête en bas par Benjamin  CHOUTEAU
8 Nov

2014

BlackRapid : La révolution la tête en bas par Benjamin CHOUTEAU

BlackRapid : La révolution la tête en bas
Mal de dos, courbatures, épaules en feu. Depuis que j’ai abandonné mon bon vieux M6 pour un Nikon D3, je souffre. C’est lourd ! Mes frêles épaules de voyageur turbulent ne veulent pas me pardonner ce changement radical. Ca glisse, ça coince, ça s’emmêle, et ça fait mal. La seule solution envisageable, à défaut d’investir dans une carrure de bodybuilder, est de me diriger vers mon magasin de matériel photo préféré, A2 photo, et de casser ma tirelire pour une nouvelle sangle. Je découvre alors un système étrange, les sangles BlackRapid, qu’on me propose de tester pendant quelques jours.

Première chose qui saute aux yeux, le boitier se retrouve la tête en bas, suspendu par la semelle. Un système composé d’un oeilleton et d’un mousqueton articulé se visse dans le filetage destiné à recevoir les platines de pied photo. Ce mousqueton est ensuite libre de coulisser le long de la bandoulière. C’est tout bête, mais il fallait y penser.

Je pars donc à l’assaut des rues nantaises, mon réflex contre ma cuisse, faisant le poirier. A la première photo, je suis séduit par le concept. La sangle reste en place, et en une seconde, je me retrouve l’oeil dans le viseur. Le poids est idéalement réparti et je n’ai plus mal ! Je traverse la foule sans peur. La sangle est noire, discrète, et mon sac à dos enfilé par dessus empêche toute tentative pour s’accaparer mon boitier chéri. Je marche plusieurs heures, enchaine les clichés et j’oublie les maux d’antan. Pour moi qui arpente les marchés, cours sur les quais de gares ou pousse d’antique tacots en panne sur les routes enneigées des Balkans, toujours l’appareil à l’épaule, je trouve l’objet béni, l’accessoire magique, le petit plus qui change tout.

Mais, pour atteindre un tél degré de plaisir, il faut savoir faire des sacrifices. D’abord, la vision de son boitier faisant l’acrobate peut en angoisser certains. Ensuite, je crains que les photographes sportifs, animaliers ou complexés, arborant fièrement leurs 300mm, ne doivent se rabattre vers d’autres solution. L’équilibre du système semble parfait avec une focale courte, mais pour les autres… Pour les astiqueurs, bichonneurs et autres amoureux des boitiers sans rayures ni bosses, ou pour tous les possesseurs d’appareils «fragiles», l’usage d’une telle sangle risque de devenir un cauchemar. On oublie très vite qu’on porte quelque chose, et l’appareil étant beaucoup plus livre qu’avec les systèmes traditionnels, il en résulte de multiples chocs, cependant indolores pour un boitier comme le D3.

Et n’oublions pas la douloureuse (qui n’est plus dans les épaules, on l’aura compris). Entre 50 et 80 euros pour un tel système, la réflexion est de mise. Mais pour ma part, je n’hésite pas. Combien de photos ratées pour cause d’appareil dans le sac ? Avec une telle sangle, je ne le quitte plus et je dégaine en une seconde.

On peut évidement faire autrement. Fut un temps, je baladais un antique Kiev 88 d’au moins 2 kg avec de la ficelle à vache…

Benjamin CHOUTEAU

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